petite surprise : Ajouté le 5/2/2007 à 10:07 PM
Une surprise, pour moi aussi je l'avoue. C'est un texte que j'avais envie d'écrire d'une certaine façon, et tant pis pour la clarté. Et aussi une histoire que j'ai envie de raconter. Ce doit être ma faute si je suis plus enthousiasmée par les créations des autres que par mes propres histoires... C'est plus facile, et puis ça reflète aussi mon manque de confiance en moi. Enfin, ce soir j'avais envie d'écrire sans me prendre la tête, en liberté. Bref plutôt que parler de ce que je fais autant le faire lire, ça en apprendra bien davantage. Juste un petit mot pour mon ami porteur de lys, je crois que j'ai compris ce qui me blesse dans les critiques que tu fais de mes textes. Quand tu dis que j'ai un style classique, tu me reproches de copier le style des autres, qui plus est de ne pas avoir d'originalité, pas de style à moi, de refaire du neuf avec du vieux, de ne pas faire avancer "l'art"... C'est tout ça que je ressens quand tu me dis ça. Dans ta bouche, c'est ça que j'entends. Je t'ai fait deux réponses, que j'écrivais pour raconter des histoires et pas pour l'art lui même, et que j'écrivais comme j'aimais lire. J'aime lire beaucoup de choses différentes, et je n'écris que d'une manière, mais quoi qu'il en soit ça veut juste dire que quand j'écris j'essaye de rendre ça agréable à lire, que j'essaye de faire de mon mieux. Je ne suis pas sûre qu'on se comprenne toujours bien, et au fond je ne sais pas exactement ce que tu veux dire par un style "classique". Mais même quand on ne se prétend que conteur et pas écrivain, ce qu'on livre, c'est soi-même. Et qu'on peut être blessé quand ce qu'on donne est critiqué. Surtout quand les critiques viennent de quelqu'un auquel on tient. Après ça, ne te prend pas la tête, parce que je ne me la prend pas non plus, je ne pense pas souvent à ça, et je veux que tu me dise ce que tu penses avec sincérité, même si ça doit me blesser. Mais au moins explique moi pour que je comprenne bien ce que tu veux dire...
Ah là là ce blog devient de plus en plus brouillon, qu'est-ce que cette lettre vient faire là? Peut-être parce que le seul endroit où je parle de ce que j'écris, c'est ici... Désolée pour l'ennui et le hors sujet...
Bref voilà le texte en question, il aura bien sûr une suite. Quand? Va savoir...
La grande ville toussait et crachotait sa fumée crasseuse dans le vacarme des machines. Le filet noir s’étirait dans l’air comme une araignée crochetant la toile bleue des cieux. Les nuages s’étaient enfuis, emportant avec eux leur curée d’eau qui abreuvait la terre réchauffée. Ils reviendraient, le garçon qui dressait sa tête vers la chaleur du soleil en était convaincu. La pluie hydraterait de nouveau ce monde naissant, et les fleurs s’épanouiraient, encore et encore, pour les ciels à venir. Le règne de l’astre du jour avait commencé, la lune pâlissante s’était éloignée. Ses éclats opalins déclinaient, et ne feraient plus luire le poil des loups dansants sous sa clarté. Pour quelques siècles tout du moins. Le temps des hommes était revenu, et eux devaient retrouver leur place dans cet ordre différent. Il avait fait renaître la vie, mais il devait à présent assurer la pérennité de cette dame fraîchement éclose. Comment ? Il l’ignorait encore. En suivant son instinct, comme il l’avait toujours fait. Subvenir à ses besoins comme il le pouvait, au jour le jour, se battre s’il était menacé, et protéger ce qui lui était cher. Une vie de loup.
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